Liquidation judiciaire de Maison Demarle : que devient le créateur des
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Ce que signifie une liquidation judiciaire
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Maison Demarle : rappel des faits
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Clients et commandes : ce qu’il faut vérifier
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Quelles conséquences pour les pros et les particuliers
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Et maintenant : reprise, stocks, suite des marques
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Conclusion
Vous voyez ces objets de cuisine qui finissent par devenir des membres de la famille ? Le tapis Silpat qui sort pour chaque fournée de cookies, le moule Flexipan qui démoule vos entremets avec la grâce d'un patineur artistique… et qui, au passage, vous évite la scène dramatique du gâteau collé au fond. Voilà. On s'attache.
Alors forcément, quand on apprend que Maison Demarle traverse une tempête sérieuse, ça fait un petit choc. Le fait principal, net et sans fioritures : le 7 janvier 2026, le Tribunal de commerce de Douai a prononcé la liquidation judiciaire de Maison Demarle. L'entreprise a également indiqué que ses ateliers sont fermés, tout en précisant que les commandes déjà enregistrées seront honorées.
Traduction “vie de tous les jours” : c'est important, ça peut avoir des conséquences concrètes, et oui, on a le droit de se poser mille questions. On les prend une par une, calmement, avec une explication claire… et une pointe d'humour, parce que la vie est déjà assez croustillante sans qu'on y ajoute des angoisses supplémentaires.
Ce que signifie une liquidation judiciaire
La liquidation judiciaire, ce n'est pas juste “on baisse le rideau”. C'est une procédure encadrée qui intervient quand une entreprise ne peut plus faire face à ses dettes et qu'on estime que la sauver n'est plus réaliste.
Imaginez un soufflé qui refuse catégoriquement de monter. Vous pouvez ouvrir le four, supplier, faire des promesses… mais à un moment, il faut accepter la réalité et passer au plan B. La liquidation, c'est ce plan B, version droit des affaires.
Liquidation vs redressement : la différence
Pour ne pas confondre les deux, retenez cette image :
Redressement judiciaire : l'entreprise est dans le dur, mais on tente encore de la remettre sur pied. On cherche une solution, on réorganise, on espère.
Liquidation judiciaire : on considère que le redressement n'est plus possible. On organise la fin, on vend les actifs, on règle ce qui peut l'être selon les règles.
Dans le cas de Maison Demarle, il y a une chronologie très claire :
2 juillet 2025 : ouverture d'un redressement judiciaire.
La procédure mentionne une date de cessation des paiements fixée au 10 juin 2025.
7 janvier 2026 : liquidation judiciaire prononcée par le Tribunal de commerce de Douai.
Ce que décide le tribunal et ce qui se passe ensuite
Quand la liquidation est prononcée, le tribunal désigne notamment un liquidateur judiciaire. Son rôle est central : il pilote la procédure, supervise la gestion de ce qui reste, et organise la vente des actifs de l'entreprise (stocks, machines, éventuellement marques, etc.), afin de payer les créanciers autant que possible.
Dans les annonces publiques consultables, le liquidateur désigné est la SELARL Yvon Perin – Jean-Philippe Borkowiak, prise en la personne de Maître Jean-Philippe Borkowiak (Douai).
Administrateur, mandataire, liquidateur : qui fait quoi
Sans transformer votre lecture en série judiciaire en 12 saisons, voici une version simple :
Mandataire judiciaire : centralise notamment les créances, représente les créanciers dans le cadre de la procédure.
Administrateur judiciaire : surtout présent en redressement, pour aider à gérer ou réorganiser selon les cas.
Liquidateur judiciaire : prend la main en liquidation, organise la vente des actifs et la suite de la procédure.
Maison Demarle : rappel des faits
Les dates clés de la procédure
On remet les repères au propre, parce que les dates, c'est comme une recette : si on les mélange, on obtient un résultat surprenant… mais rarement bon.
10 juin 2025 : date de cessation des paiements indiquée dans la procédure.
2 juillet 2025 : ouverture du redressement judiciaire.
7 janvier 2026 : liquidation judiciaire prononcée par le Tribunal de commerce de Douai.
Dans sa communication, Maison Demarle indique que les ateliers sont fermés et que les commandes déjà enregistrées seront honorées.
Les marques concernées : Silpat et Flexipan
Maison Demarle est présentée comme le fabricant des marques Silpat et Flexipan. Deux noms très connus, notamment en pâtisserie et boulangerie.
Pourquoi ces produits sont devenus incontournables
Soyons honnêtes : ce n'est pas parce que c'est joli sur une étagère. C'est parce que ça rend service, souvent, et plutôt bien.
Silpat : tapis de cuisson réutilisables, antiadhésifs, pratiques pour éviter que tout finisse en “caramel collé”.
Flexipan : moules souples qui facilitent le démoulage et offrent des formes nettes, appréciées chez les pros comme chez les passionnés.
Et derrière le côté “magie du silicone”, il y a une histoire d'innovation. Silpat évoque notamment des origines remontant aux années 1960, autour d'une toile silicone et fibre de verre pensée pour la cuisson professionnelle. Le genre d'idée qui finit par devenir un standard.
Clients et commandes : ce qu’il faut vérifier
Ici, on arrive dans la zone la plus sensible : votre commande, votre paiement, et votre cerveau qui se met à faire des scénarios catastrophes à 3 h du matin.
Avant de paniquer, faites simple : rassemblez des preuves et clarifiez votre situation.
Commandes déjà passées : quels scénarios possibles
Maison Demarle indique que les commandes déjà enregistrées seront honorées. C'est une information importante. Mais dans le monde réel, plusieurs scénarios peuvent coexister.
Commande déjà expédiée : surveillez le suivi, et gardez vos preuves.
Commande en préparation : possible départ, possible retard.
Commande enregistrée mais incertaine : cela dépendra notamment des stocks, de l'organisation restante et de la gestion de la procédure.
Votre mini-checklist de survie, version efficace :
Gardez tout : confirmation de commande, facture, emails, capture d'écran du compte client.
Notez les dates : commande, paiement, délai annoncé.
Privilégiez l'écrit : email ou formulaire, pour garder une trace.
Livraison, SAV, garanties : à quoi s'attendre
Deux choses sont vraies en même temps, et c'est important de les tenir ensemble.
Vous avez des droits en tant que consommateur : livraison conforme, remboursement si le contrat ne peut pas être exécuté dans les règles, etc.
Une procédure collective change l'ambiance : vous n'êtes plus dans un “service client classique”, mais dans un cadre où les décisions et les interlocuteurs peuvent être liés à la procédure (mandataire, liquidateur).
L'Institut national de la consommation rappelle notamment que, face à une entreprise défaillante, il faut parfois se rapprocher du mandataire ou du liquidateur pour comprendre si le contrat est poursuivi, annulé, et comment agir.
Les bons réflexes avant de contacter qui que ce soit
On reste zen, mais organisé :
Écrivez un message court et factuel.
Indiquez clairement : numéro de commande, date, montant, preuve de paiement, demande précise.
Évitez le roman-feuilleton émotionnel. Gardez l'énergie pour la cuisine, pas pour la boîte mail.
Quelles conséquences pour les pros et les particuliers
Restaurateurs, boulangers, pâtissiers : impacts concrets
Pour les professionnels, l'inquiétude est souvent double :
Approvisionnement : trouver le même format, ou un équivalent fiable.
Standardisation : quand vos recettes, vos cuissons, vos rendements sont calibrés sur un moule précis, changer d'outil n'est pas neutre.
Avis très humain, et très pragmatique : le vrai coût d'un remplacement, ce n'est pas seulement l'achat. C'est aussi le temps pour adapter les recettes, ajuster les cuissons, vérifier les rendements. Et le temps, en production, c'est une denrée plus rare que la vanille de qualité.
Le marché des moules et tapis silicone : alternatives et continuité
Si vous cherchez des alternatives, un conseil : évitez le réflexe “promo-choc”. Ce n'est pas le moment d'acheter un tapis douteux qui se gondole comme une crêpe mal retournée.
Quand vous comparez, regardez plutôt :
L'usage : pâtisserie fine, boulangerie, salé, surgélation, haute température.
Les dimensions : compatibilité plaques, formats pro.
La qualité : silicone alimentaire, renfort, stabilité, tenue dans le temps.
La régularité : surtout en pro, la constance est un superpouvoir.
Et maintenant : reprise, stocks, suite des marques
Ce qu'est une reprise d'actifs, en pratique
En liquidation judiciaire, il peut y avoir une cession totale ou partielle : stocks, machines, voire marques. Ce n'est pas garanti, mais c'est un scénario possible.
Image simple : une boulangerie ferme, mais quelqu'un peut racheter le four, le matériel, et même le nom… sans que tout reparte exactement pareil.
Ce qu'on peut raisonnablement attendre, et ce qu'il vaut mieux éviter
Ce qu'on sait (et seulement cela) :
liquidation prononcée le 7 janvier 2026
ateliers fermés
intention affichée d'honorer les commandes déjà enregistrées
liquidateur désigné : SELARL Yvon Perin – Jean-Philippe Borkowiak, Maître Borkowiak (Douai)
Ce qu'on peut envisager sans promettre :
écoulement ou gestion des stocks restants
cession de certains actifs
reprise partielle selon opportunités
Ce qu'il vaut mieux éviter :
croire que tout redeviendra “comme avant” à très court terme
se fier aux rumeurs plus qu'aux annonces officielles
multiplier les achats impulsifs “par peur de manquer”
Attention à la confusion avec “Guy Demarle”
Point important : “Maison Demarle” et “Guy Demarle” ne sont pas forcément la même entité. Une communication publique de la marque Guy Demarle indique que Guy Demarle est une société différente et que son activité continue.
Donc, si vous voyez passer des messages du type “tout s'arrête partout”, prenez une seconde : parfois, c'est plus nuancé, et votre cerveau mérite mieux que la panique en roue libre.
Conclusion
La liquidation judiciaire de Maison Demarle, prononcée le 7 janvier 2026 à Douai, touche une entreprise associée à deux marques très présentes dans nos cuisines : Silpat et Flexipan. Pour beaucoup, ce sont des outils fiables, presque familiers, et c'est normal que la nouvelle fasse réagir.
L'important, maintenant, c'est d'adopter une stratégie simple et efficace :
Vous avez une commande en cours : rassemblez vos preuves, suivez le statut, gardez tout par écrit.
La livraison n'avance pas : explorez vos recours, y compris ceux liés au paiement par carte quand c'est applicable.
Vous êtes professionnel : anticipez des ajustements, choisissez vos alternatives avec méthode, pas dans l'urgence.
Oui, c'est un moment compliqué. Mais non, vous n'êtes pas obligé de revenir à la cuisson sur papier sulfurisé “à l'ancienne” comme si Internet n'avait jamais existé. Vous pouvez rester organisé, informé, et parfaitement opérationnel. Et vos biscuits continueront à dorer, avec ou sans drame.
